DIMANCHE 7 MARS 2004
 
Quotidien suisse français édité à Fribourg. 
          
Le juge Bruguière est sur le point de rendre son rapport sur le génocide rwandais.

C'EST LE CHEF DES TUTSI QUI A ALLUME LA MECHE
Le Rwanda s'apprête à commémorer les dix ans du génocide qui, au printemps 1994, a fait près d'un million de morts. Au même moment, le juge Bruguière termine son enquête sur l'attentat perpétré en 1994 contre le chef d'Etat rwandais Habyarimana. Elle accable des membres du Front patriotique rwandais de Paul Kagame.

roger de diesbach, ron hochuli
Alors que le Rwanda s'apprête à marquer le dixième anniversaire du génocide qui a fait près d'un million de morts parmi les populations tutsi et hutu modérées, le juge français Jean-Louis Bruguière termine son enquête. Sa conclusion? Ce sont des membres du Front patriotique rwandais de Paul Kagame, l'actuel président du Pays des Mille collines, qui ont mis en oeuvre l'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion des présidents rwandais et burundais, tous deux Hutu. Ce, sous le haut commandement de Paul Kagame qui agissait avec la complicité du président ougandais Yoweri Museveni.
Il ne s'agit donc aucunement de blanchir les génocidaires hutu. Mais de pointer du doigt ceux qui ont allumé la mèche. Ceux qui ont provoqué l'étincelle qui a embrasé le Pays des Mille collines de manière effroyable au printemps 1994.

des milliers de pages
Le juge Bruguière enquête depuis mars 1998 sur le crash de l'avion qui, le 6 avril 1994 à 20 h 25, abattu par un missile, s'est écrasé près de Kigali provoquant la mort du président rwandais Juvenal Habyarimana et de son homologue burundais Cyprien Ntaryamira - tous deux Hutu.
Mandaté par la veuve du copilote français également décédé dans le crash, le juge Bruguière a reçu les conclusions de ses enquêteurs à la fin janvier. En ressort un document de plusieurs milliers de pages, qui comporte le fruit d'investigations menées sur le plan international, et notamment en Suisse. Ce rapport devrait être remis prochainement au procureur de la république.

paris sous pression
Depuis que les milieux qui s'intéressent au génocide rwandais - à la fois en Afrique et dans les pays occidentaux - ont appris que Jean-Louis Bruguière arrivait au terme de son enquête, l'information s'est répandue comme une traînée de poudre, vu son importance.
Problème: ce rapport s'achève au moment même où le président Kagame, le FPR et l'ensemble du Rwanda et de ses alliés africains s'apprêtent à célébrer le dixième anniversaire du génocide. Il y a donc, du Rwanda à l'Afrique et aux Etats-Unis en passant par l'Europe, de multiples tentatives visant à bâillonner le juge Bruguière et son rapport.
Selon des milieux bien informés, si le président sud-africain Thabo Mbeki (grand allié de Paul Kagame) s'est rendu dernièrement à Paris, c'était afin de faire interdire ou ajourner la publication du Rapport Bruguière. Le responsable d'une grande organisation non gouvernementale: «A ma connaissance, il en a parlé directement avec le président Chirac.»
En réalité, les conclusions auxquelles aurait abouti le juge Bruguière n'étonnent pas les milieux qui s'interrogent sur les origines du génocide rwandais. Car elles ne feraient que confirmer différents rapports et enquêtes journalistiques déjà publiés.
L'ancien responsable d'enquête du Tribunal pénal international (TPI) Michael Hourigan rédige en 1997 un rapport secret portant sur les confessions de trois Tutsi: ces derniers affirment avoir appartenu à l'escadron d'élite qui a assassiné le président hutu. Ce qui permet à Steven Edwards de révéler dans le journal canadien National post, le 1er mars 2000: «Les trois Tutsi ont dit à des enquêteurs de l'ONU en 1997 que l'assassinat du président Juvenal Habyarimana avait été mis en oeuvre avec la «complicité d'une puissance étrangère» sous le haut commandement de Paul Kagame.»
Dix jours plus tard, le 11 mars, le journaliste Stephen Smith revenait sur cette piste dans Libération, mentionnant le rapport secret des Nations Unies. Et le journaliste de commenter: «Gravissime à double titre, cette accusation impute au régime rwandais sorti des fosses communes la responsabilité de l'élément détonateur du génocide au Rwanda, sur lequel les Nations Unies se refuseraient à rechercher la vérité en toute impartialité» (lire ci-dessous).
Les trois informateurs tutsi ont affirmé appartenir à une cellule baptisée «Network». Cette structure clandestine du FPR était activée et désactivée selon les besoins. Ainsi, des soldats de l'ombre, dont les noms et les grades ont été révélés aux enquêteurs des Nations Unies, auraient organisé l'attentat contre le Falcon 50 à partir de trois positions de tir et autant de postes de commande aux abords de l'aéroport de Kigali. Toujours selon Libération, un complice à Dar es-Salam, la ville tanzanienne d'où Juvenal Habyarimana rentrait le soir du 6 avril après un sommet régional visant à ramener la paix dans la région des Grands Lacs, aurait annoncé le retour du président. Deux missiles sol-air auraient été tirés sur l'avion quand celui-ci était en phase d'approche. L'un des deux tireurs serait décédé.
Dans une autre enquête, publiée par le Vrai papier journal, de célèbres journalistes d'investigation - Pierre Péan, Christophe Nick et Xavier Muntz - ont donné une impressionnante série de détails sur la période de gestation et le déroulement de l'attentat en se fondant sur d'autres témoignages, que le juge Bruguière aurait également recueillis.
Il faut remonter au 4 août 1993, huit mois avant le génocide. La diplomatie française estime avoir remporté un succès en proposant un accord de paix entre Hutu et Tutsi. Mais dès le départ, les deux parties n'ont aucune intention de le respecter. Chacune veut gagner du temps. Les Hutu pour se réorganiser, et les Tutsi pour infiltrer le Rwanda.

«abattre habyarimana!»
Cet accord anticipe le partage du pouvoir prévu par le plan de paix d'Arusha. La future armée du rwanda devait être composée de 19 000 hommes, dont 40% de soldats du FPR tutsi, qui est d'ailleurs autorisé à installer immédiatement un bataillon de 600 hommes à Kigali. Une force internationale est déployée pour surveiller l'application de l'accord. La résolution 772 de l'ONU crée l'UNMAR, Mission pour l'assistance au Rwanda.
Dès lors, les évènements s'accélèrent. Les extrémistes hutu paniquent devant le retour en force du traditionnel ennemi tutsi. Le programme génocidaire se met au point. Quant aux Tutsi, ils cultivent le double discours. Pendant les négociations, précise un ancien militant cité par le Vrai papier journal, Kagame expliquait à ses troupes: «Conférence ou pas, notre objectif est d'abattre Habyarimana!» C'est donc à partir de là que l'actuel homme fort du Pays des Mille collines aurait eu l'idée de préparer une attaque destinée à tuer d'une pierre deux oiseaux. Les présidents burundais et rwandais meurent le 6 avril 1994 au soir, lorsque le Falcon 50 qui les transporte est touché par un missile, juste au-dessus de Kigali.  RdD/RH



«Pas sûr que Kagame soit inculpé»

Filip Reyntjens, juriste, professeur à l'Université d'Anvers, est un grand spécialiste de la région des Grands Lacs. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le Rwanda, dont «Trois jours qui ont fait basculer l'histoire». Il a émis, dès 1996, l'hypothèse de l'implication du Front patriotique rwandais dirigé par Paul Kagame dans l'attentat contre l'avion.

Qu'attendez-vous du rapport Bruguière?
Filip Reyntjens: -J'ai souvent été en contact avec le juge et son équipe dès le début de l'instruction. Ce que j'en attends, c'est que des éléments du FPR soient mis en cause. Car jusqu'alors, il existait un faisceau d'indications plus que de véritables preuves. Le juge semble arriver à une conclusion qui reflète l'intime conviction qu'il avait au moment où il a reçu les premiers éléments: c'est Paul Kagame qui a commandité l'attentat.

Quelles seraient les conséquences juridiques?
- A mon sens assez maigres. Parce que si le procureur de la République à qui le rapport sera transmis décide des inculpations, il est tout sauf sûr que le Rwanda accepte d'extrader les concernés. Et puis, ce n'est pas le premier dossier à partir duquel on se pose la question de l'opportunité de poursuites. Ce sera au procureur de décider, car tout cela coûtera beaucoup d'argent. Toutefois, politiquement, Kigali risque de se retrouver dans une position pour le moins gênante. D'ailleurs, le président rwandais Kagame a déjà annoncé la couleur. Il ne cesse de rappeler l'hostilité de la France vis-à-vis du Rwanda et le fait que Jean-Louis Bruguière serait parti d'une hypothèse qu'il avait d'emblée contre le FPR.

On évoquait, un temps, l'éventualité d'un mandat d'arrêt international contre Kagame...
- Cela m'étonnerait beaucoup que Kagame soit personnellement inculpé. Il bénéficie de l'immunité d'un chef d'Etat en fonction. Les Français ne vont pas faire la bêtise de passer outre. Il n'y a aucun organe compétent chargé de lever cette immunité à part... le Rwanda. Et puis, ce n'est évidemment pas lui qui a tiré les missiles. Mais même s'il n'est pas inculpé lui-même, ceux qui le sont risquent bien de dire qu'ils n'ont fait qu'exécuter des ordres. Kagame serait alors inévitablement mis en cause personnellement. Problème? Parmi les trois personnes qui ont tiré les missiles, à ma connaissance, une seule serait encore en vie. Et je crains beaucoup pour sa survie si elle est nommément citée.

Il est question de pressions exercées pour étouffer l'affaire?
- C'est infiniment délicat. Le dossier met en cause un chef d'Etat en fonction, au moment où le Rwanda s'apprête à célébrer le 10e anniversaire du génocide. Donc des considérations politiques peuvent jouer: Brugière transmettra-t-il son rapport avant les commémorations? S'il travaille comme il le fait d'habitude, je doute qu'il tienne compte de ces considérations. RdD/RH



Un attentat minutieusement préparé

Conquérir l'Afrique équatoriale. Tel était l'objectif de Paul Kagame et de Yoweri Museveni, qui ont organisé l'assassinat des présidents rwandais et burundais. Le dirigeant du FPR et le chef d'Etat ougandais ont conçu leur guerre à la Napoléon, comme l'écrit le Vrai papier journal. Un témoin rapporte que des officiels ont rencontré Paul Kagame en février 1994 pour le prévenir que s'il mettait le feu aux poudres il y aurait des massacres parmi les Tutsi. Il aurait alors répondu: «Même à Auschwitz il y a eu des survivants.» 
L'endroit choisi pour monter l'attentat? Une conférence qui se déroule le 6 avril 1994 à Dar es-Salam. Les discussions commencent avec du retard. «Soudain, Habyarimana étonne tout le monde», relate le Vrai papier journal. «Il accepte un gouvernement de transition, comme le prévoyaient les accords d'Arusha signés huit mois plus tôt, puis décide de rentrer précipitamment à Kigali.»
Tout le monde remarque alors les efforts du président ougandais pour le retarder. Museveni convainc son homologue burundais de prendre l'avion du Rwandais, «plus rapide». Il est impératif que l'appareil ne décolle qu'à la tombée de la nuit. A Kigali, le commando avait besoin d'une nuit noire pour oeuvrer. Car la zone où il devait agir était contrôlée des forces de sécurité rwandaises.

dans les jardins du président
Lorsque le Falcon 50 d'Habyarimana décolle pour Kigali avec retard, grâce à Museveni, le commando tutsi arrive à un endroit appelé La Ferme sur une petite colline proche de l'aéroport de la capitale Kigali. Ancien officier de renseignement du Front patriotique rwandais (FPR), Jean-Pierre Mugabe travaillait au quartier général de Kagame au soir du 6 avril 1994. Après avoir choisi l'exil, il a témoigné: «Des dirigeants du FPR appartenant à l'armée de Habyarimana avaient conseillé de placer les missiles à cet endroit. Ils avaient donné des indications sur l'itinéraire d'approche de l'avion. Ces personnes sont les colonels Alexis Kanyarengwe et Théoneste Lizinde.»
A Kigali, la femme du copilote Minaberry est habituée à entendre les liaisons radio de l'appareil. Son mari lui a donné les fréquences. Les choses suivaient leur cours, lorsque soudain, tout se détraque. La tour de contrôle demande cinq fois si les présidents du Rwanda et du Burundi sont à bord. Pour beaucoup, cette conversation est la preuve immédiate que les Hutu ont été les auteurs de l'attaque. Sinon, pourquoi tant d'insistance? Le bon sens permet d'y répondre. Le protocole devait paniquer, ne sachant pas s'il fallait préparer une réception officielle pour «ses» présidents. Tapis rouge? Fanfare? Escorte?
A cette heure précise, le commando est en place, près de la piste. Il dispose de quatre missiles pour réussir son coup. Le premier rate sa cible. Pas le deuxième. L'avion explose en vol avant de s'écraser comme une boule de feu dans les jardins de la résidence présidentielle. Mme Minaberry, voisine de l'aéroport, entend une explosion. Il est 20 h 25.

devant un match de football
Au même moment, poursuit le Vrai papier journal, «Paul Kagame se trouve dans la salle de télévision de son QG. En compagnie de différents officiers, il regarde un match de foot: la demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations oppose le Mali à la Zambie. Le colonel James Kabarere entre dans la pièce et s'approche de Kagame. Il lui souffle à l'oreille que l'opération a réussi.» Selon le témoin Jean-Pierre Mugabe: «Après un court conciliabule, ils sortent. L'unité du haut commandement tutsi prend immédiatement ses dispositions et attaque la nuit même les forces régulières rwandaises. Cette unité opère sous le commandement direct de Kagame et de Kabarere. Toutes les autres unités du FPR passent à l'attaque sans autre préavis.»
Alors que 3000 Tutsi infiltrés à Kigali organisent le chaos, les premiers massacres perpétrés par les Hutu contre les Tutsi commencent le lendemain. Au pire moment, il y a 1000 morts toutes les 20 minutes. Très vite, le FPR demande le retrait de tous les bérets bleus et des témoins occidentaux. Il veut à tout prix empêcher une intervention de la communauté internationale. Cela aurait pu ruiner les plans de Kagame et de Museveni. Mais c'était trop tard pour sauver le Zaïre de Mobutu.    RdD/RH



Carla Del Ponte finalement trop pressée?

Mais pourquoi le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) n'a-t-il jamais daigné mener une enquête sur ce que nombre d'experts, observateurs et juristes considèrent comme le détonateur des massacres du printemps 1994, du génocide rwandais? Sons de cloche divergents, en guise de réponse: raisons politiques, avancent les uns; purement juridiques, suggèrent les autres.
Louise Arbour, ancienne procureure du TPI - qui vient d'être nommée haut-commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme - a toujours dit que cette affaire ne relevait pas du mandat de la Cour onusienne basée à Arusha, en Tanzanie. Celle-ci doit traiter de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, «pas d'un incident isolé», avait-elle estimé. Le rapport de son enquêteur Michael Hourigan, qui lui fut transmis en 1997, n'allait pas la faire changer d'avis: affaire classée.

«lourdes conséquences»
Ce, bien que cette investigation, pourtant qualifiée, selon l'échelle de fiabilité de quatre degrés du TPIR, comme «probablement vraie en attendant des vérifications». Or les nécessaires vérifications semblaient faciles à obtenir, les informateurs s'étant déclarés prêts à fournir, sous réserve de protection, les «documents originaux de l'opération».
La Tessinoise Carla Del Ponte, qui succède à Louise Arbour en 1999, a longtemps tenu le même discours. Mais contrairement à sa prédécesseure, elle n'aurait jamais lu la moindre ligne des conclusions de Hourigan, selon des sources proches du TPIR. Mais, en réalité, il existerait deux documents. Un premier rapport aurait été transmis au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, et à lui seul. Personne ne semble savoir ce qu'il est advenu de ces quatre pages non datées, mais contenant des informations «lourdes de conséquences».

un intérêt croissant
Ce qu'aurait reçu Mme Arbour serait un second document. Un petit mémorandum de trois pages datées du 1er août 1997, contenant les témoignages des trois informateurs tutsi qui affirmaient avoir participé à la mise en oeuvre de l'attentat sous le haut commandement de Paul Kagame, comme l'a révélé le National Post en mars 2000. Précisément, répliquent ces sources, «Carla Del Ponte n'en a pris connaissance que bien plus tard... probablement à travers l'article en question».
A partir de ces informations, le discours de la Suissesse paraît évoluer. Sa porte-parole Florence Hartmann déclare, en décembre 2000: «Nous coopérons avec l'enquête française (menée par le juge Bruguière, ndlr) qui dira si nous devons nous pencher sur la destruction de l'avion. Si cette enquête indique que l'attentat fait partie d'un plan organisé pour déclencher le génocide, l'affaire relève de notre mandat.»

la procureure dérange
A partir de là, Carla Del Ponte rencontre le juge Bruguière à plusieurs reprises, permettant notamment au Français d'enquêter à Arusha. Mais voilà. «Les enquêtes spéciales de la procureure du TPIR, dont certaines consistaient notamment à interroger des hommes du Front patriotique rwandais de Paul Kagame, et l'intérêt croissant de la Suissesse pour l'attentat de 1994, n'ont pas été du goût de tout le monde. Car à l'époque déjà beaucoup de gens n'avaient pas intérêt à ce que le juge Bruguière arrive au bout de ses peines. «Et le fait que Carla Del Ponte se rapproche de lui a contribué à son remplacement à la tête du TPIR», confie une source. «Kagame a su activer les bons réseaux. Mais il n'a pas eu à chercher longtemps. Au sein même du Conseil de sécurité, certains n'avaient pas intérêt à ce qu'elle reste en place.»

deux instances distinctes
En effet, en août 2003, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte une résolution scindant le TPI en deux instances distinctes. Il prétend qu'une seule procureure ne peut s'occuper de deux pays. Carla Del Ponte conserve le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), mais elle est écartée du dossier rwandais, qui revient au Gambien Hassan Bubacar Jalow. Suivra-t-il la même ligne? Ouvrira-t-il une enquête si le rapport Bruguière établit un lien entre «l'incident» du 6 avril 1994 et les massacres qui ont suivi? La réponse devrait être imminente.
En attendant, les journalistes du Vrai papier journal ne s'y trompaient pas lorsqu'ils concluaient, en 2000, que le juge Bruguière était le seul capable de changer la morale du génocide rwandais. Et de relever l'ironie de la chose: «Ce juge, qui détestait tant le pouvoir socialiste, peut être le seul à sauver la face de Mitterrand dans cette affaire.» Car au paroxysme du génocide, le président français avait été accusé d'être un complice des fascistes hutu.  RdD/RH

Commentaires de :Emmanuel Nduwayezu 

    Pourquoi le FPR continue-il à imposer Kagame comme Président, sur qui pèse de si lourd supcons? N'a-til pas d'autres personnes plus intégres que Kagame pour assumer les plus hautes fonctions des pouvoirs de l 'Etat Rwanda?

Nako démocratie bemera ni imwe gusa: le pouvoirs des armes, par les armes et pour les armes! Ce ne serait que pour cette seule raison le FPR sacrifierait l'intégité des moeurs pour des Inkatazakurekera.

Mais le Droit International finira par triompher même dans ce pays préfabriqué des Tombés du Ciel qui devra intégrer dans l'équité, la liberté et la justice tous ces citoyens sans autre références

Ariko ubundi yakwibwirije akitaba urukiko akirega? Koko bazagombe kumufata aka Pinochet cyangwa gukora intambara nk'ibibaye kuri gitimujisho Aristide. Iminsi y'ibisambo ngo iba ibaze!