Les liaisons dangereuses de Joseph Ndahimana d'IGIHANGO

"1.  Bwana Karegeya Patrick koko twahuriye kwa Ndashimye Bernardin, ariko nta mwiherero nigeze ngirana nawe." (Joseph Ndahimana, Friday, March 19, 2004 10:05 PM) 

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"3.  Général Fred Ibingira nawe twarabonanye duhujwe n'umugabo w'incuti ye akaba n'incuti yanjye.  Ariko mu biganiro nagiranye nawe, nta gitekerezo cyo gusaba umwanya kigeze kibamo." (Joseph Ndahimana, Friday, March 19, 2004 10:05 PM) 
 
Bien cher Joseph Ndahimana,
 
Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es.
 
Ignores-tu que le Général de Brigade Fred Ibingira est le principal responsable du massacre et des crimes contre l'humanité commis à Kibeho le 22 avril 1995? Au cas où tu l'ignorerais (ou feindrais de l'ignorer), je m'en voudrais de ne pas t'envoyer illico ce petit extrait de la motivation du jugement N° 335 rendu le 10 décembre 2002 par la 14ème Chambre du TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE BRUXELLES dans l'affaire Jacques Bihozagara contre Marie-Roger Biloa.
 
LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE BRUXELLES , 14ème Chambre :

Attendu qu'il est établi que le demandeur (Jacques BIHOZAGARA) était, au moment des massacres du camp de Kibeho, ministre de la réhabilitation et des déplacés de guerre et à ce titre, chargé de la gestion et de la protection des camps des déplacés de guerre ;

que durant trois jours, du 20 au 22 avril 1995, la population de ce camp a subi les assauts de l'armée rwandaise ;

qu'il résulte du rapport visé par le demandeur qu'il existe "des preuves sérieuses selon lesquelles, pendant les mois qui précédèrent l'opération de fermeture du camp, il y eut un sérieux établissement de ce qui est connu au Rwanda comme des éléments 'hard-core'. Par éléments 'hard-core', la Commission entend des extrémistes qui étaient très vraisemblablement impliqués de manière profonde dans des activités criminelles. La Commission a trouvé de nombreuses indications de l'usage étendu de machettes et d'autres armes traditionnelles lors des actes de violence, ainsi que d'un certain nombre d'armes à feu par la population du camp. Les activités de ces éléments 'hard-core' allèrent de l'intimidation verbale à la violence physique, et servirent à créer une atmosphère de panique parmi les personnes déplacées, dont l'apogée eut lieu le 22 avril 1995". "Il existe des preuves suffisamment tangibles pour établir que, pendant les évènements au camp de Kibeho entre le 18 et le 23 avril 1995, des personnes déplacées non armées ont perdu la vie arbitrairement et ont été sérieusement blessées par le personnel militaire de l'APR en violation des Droits de l'Homme et du droit humanitaire".

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qu'il est ainsi intéressant de relever la déclaration du témoin X, ... qui explique : "les massacres des réfugiés et les destructions à l'arme lourde de leur camp à Kibeho, le 22 avril 1995, sont une réalité connue et s'inscrivent dans le même agenda élaboré et finalisé par le FPR, à l'insu du gouvernement, sur des propositions de Jacques BIHOZAGARA, alors commissaire influent du FPR et ministre chargé du rapatriement des réfugiés. Le Dr. Jacques BIHOZAGARA n'a jamais hésité de faire des déclarations et faire comprendre à la Communauté Internationale que la politique du Front Patriotique du Rwanda est une politique salutaire du Peuple Rwandais et que celui-ci lui est entièrement favorable. L'existence des camps des réfugiés Rwandais à l'intérieur du Rwanda et même à l'extérieur de celui-ci constituait une contradiction flagrante qu'un commissaire, un idéologue et un membre écouté de son Parti-Etat au pouvoir ne pouvait accepter de gérer en tant que tel en face d'une forte pression de la Communauté Internationale.

Le caractère particulier d'un plan macabre du FPR est qu'une telle opération doit être faite de telle manière qu'aucune enquête ne peut retrouver les traces et les preuves comme cela a été le cas à plusieurs endroits à l'intérieur comme à l'extérieur du Rwanda. Pour s'assurer du plan de démantèlement du Camp de Kibeho, la direction du bataillon de l'armée Patriotique Rwandaise qui a exécuté les forfaits a été confiée au terrible Lt. Col. Fred Ibingira, l'un des hommes de confiance et proche du général Paul Kagamé."

File        : /JugementJacquesBIHOZAGARAMarieRogerBILOA.doc 
  Description : Jugement Jacques BIHOZAGARA du 10-12-2002 (format WORD)

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Puisque Joseph Ndahimana trouve cet ignoble individu fréquentable...
 
Pour ce motif, si j'avais à choisir entre son IGIHANGO et celui de Déogratias MUSHAYIDI, je n'hésiterais pas une seconde.
 
Jusqu'à ce jour, j'appréciais beaucoup le discours politique de Joseph Ndahimana. Mais j'estime que l'éthique en politique est une exigence avec laquelle il convient de ne pas transiger. Cette recherche de compromis par compromissions (à la Justin MUGENZI)n'honore aucun responsable politique. IYO NGIYO NTABWO ARI POLITIKI YO HEJURU, AHUBWO NI IYO HASI, HASI, HASI..., HASI KU MUSENYI. MUZABAGE MWIFASHE. NTIMUZAMPEHO.
 
J'ai dit.
 
Abatabizi bicwa no kutabimenya.
 
Nikozitambirwa