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Les grands moments de l'histoire du MDR  

Félicitons les premiers leaders du MDR qui ont participé à la libération du peuple rwandais du joug féo-colonial

4/7/1973 Coup d'Etat de Kanyarengwe et sa clique qui porta Habyalimana au pouvoir (Coup d'Etat de 1973) Suite à la guerre que les tutsi du Burundi livraient aux hutu et qui a fait plus de 250000 hutu tués, l'armée rwandaise(dirigée par Habyarimana) ainsi que la sureté nationale (dirigée par Kanyarengwe) vont orchestrer des rumeurs et des activités anti tutsi. Ce coup avait pour but de donner une image négative aux pouvoir Kayibanda devant les institutions intenationales, ce qu'ils ont réussi à faire. Ils vont utiliser entre autre les étudiants des divers établissements secondaires pour chasser les tutsi des écoles et semer les troubles dans tout le pays. Une fois la stratégie ethnique réussie, le reste n'était qu'à prendre le pouvoir. Les média, surtout occidentaux, n'eurent jamais le courage de dénoncer  ce jeux. Apparamment, ils étaient derrière!  Le régime Kayibanda fut sali et écarté et le parti MDR fut suspendu. Les jeunes pionniers de la République et de l'indépendance furent sauvagement massacrés. Le régionalisme qui était alors en gestation, prit une autre ampleur.
1975 Création du MRND: parti-Etat et unique qui barra la route au MDR Qu'on le veuille ou non, tout rwandais était membre de ce mouvement
1990 Renaissance du multipartisme Sous la pression intérieure et internationale, Habyarimana va finir par accepter le multipartisme qu'il avait longtemps refusé
1/9/1990 33 intellectuels rwandais adressent une lettre au régime en place  dénonçant les méfaits du monopartisme et ainsi demandant le retour du multipartisme Sans attendre l'agrément des partis politiques par le autorités,  abarwanashyaka commencèrent à s'inscrire en masse dans le parti MDR (dans les journaux)
1/10/1990 Nouvelle attaque du Rwanda par Les INYENZI, cette fois sous le nom de: FPR-INKOTANYI, sabotant ainsi la renaissance du multipartisme et de la démocratie.
L'arme fatale contre le régime Habyarimana sera la désinformation du FPR. Avant et durant toute cette guerre, le FPR avait séduit presque tout le monde en passant des humanitaires, des médias, des institutions religieuses (surtout protestantes) et financières, des intellectuels , ... ,en occident. Tous ces acteurs ne voyaient pas ou ne voulaient pas comprendre que le FPR
- recherchait la guerre civile ;
- voulait à tout prix  provoquer les massacres des tutsi et accuser ainsi le régime en place de génocide;
- ainsi gagner la guerre et prendre le pouvoir
Des membres du FPR appuyés par l'armée ougandaise ont attaqué et pris le poste de KAGITUMBA. Cette agression venue de l'éxterieur et dirigée par des tutsi ougando-rwandais va réveiller le vieux démon: la haine ethnique. Des hutu vont être tués dans la partie occupée par le FPR et des tutsi dans la partie encore libre. Cette guerre fratricide va officiellement durer jusqu'en juillet 1994. L'élimination des hutu va se poursuivre sous le paravent du génocide jusqu début du 21° S.
13/11/1990 Annonce par le Président de la République du retour au multipartisme Sous la pression intérieure et internationale, Habyarimana va finir par accepter le multipartisme qu'il avait longtemps refusé
1/11/1991 Relance officielle du parti MDR  
1993 Scission du MDR en deux factions  La nomination d'A. Uwilingiyimana par F Twagiramungu au poste de premier ministre sans l'aval de son parti et ensuiite la formation unilatérale de son gouvernement   le 18 juillet 1993  furent les premiers éléments  concrets de la division au sein de son parti (MDR). Cette division trouvait ses racines entre autre dans le combat des dirigeants du parti pour le pouvoir (le MDR était  assez puissant pour que ses leaders puissent espérer diriger le Rwanda dans le court terme). Le 23-24 juillet 1993,  lors d'un congrès extraordinaire du MDR tenue à Kabusunzu et suite à ces dissensions au sein du parti, F. Twagiramungu alors président du MDR, fut exclu du parti pour haute trahison tandis que le premier ministre A. Uwiringiyimana fut obligée par les congréssistes de son parti de signer sa démision, signature qui n'aura aucun effet dans la suite. Twagiramungu rejetta aussi la décision et c'est le début officiel de la division. A noter que Habyarimana et le MRND favorisaient aussi cette division. C'est dans cette optique que le gouvernement, dont la composition dominante revenait au MRND, a enteriné la candidature du premier ministre autoproclamé de la période de Transition en la personne de Twagiramungu alors qu'il savait bien que celui-ci avait été évincé de son parti. De l'autre côté, le FPR qui infiltrait les partis démocratiques  réussit à rallier de son côté certains dirigeants du MDR. Vers la fin de 1993, deux factions se dessinaient au sein du MDR et à la veille de la mort de Habyara, la rupture était déjà consommée. Il y avait la faction pro FPR  appelée aussi modérée et la faction anti FPR appelée MDR power
Juillet 1994 - Depuis cette date, le MDR exista sous le nom, car les partis politiques d'opposition n'avaient aucun droit de réunir leurs militants  Dans les faits, le FPR sous le couvert du génocide, a interdit l'activité des partis d'opposition. Leurs leaders,  dont la plupart étaient des hutu devinrent des agents de service du FPR. Ceux qui ont essayé de résister ont été emprisonné. Ces hutu de service arriveront même à détruire leur partis. C'est ainsi que le premier ministre Rwigema Célestin, soi-disant président du MDR, changea le drapeau du parti. Il recruta expréssement des éléments  qui vont  continuer de ronger et détruire le parti après son éxil. Il s'agit entre autre d'un certain Marara C., Ntwarabakiga et cie.  D'autres opportunistes participeront avec leur tête haute à la destruction du MDR dont Gasana Anastase, Ntiruhungwa, Safari Stanley et leur clique.
Mi-mai - mi août 2001 Suspension du MDR  Devant  l'impératif de détruire les  partis politiques d'opposition avant  les élections présidentielles qu'il craignait de perdre, le FPR utilisa dans cette tache les pions hutu. C'est ainsi que  A. Gasana et sa clique   créèrent des dissensions au sein du parti notamment pour le changement du nom, ...  Gasana lui-même se nomma président, etc.... Les représentants du MDR (qui n'étaient seulement que dans la ville de Kigali -les activités des partis politiques étant interdites hors la capitale) ne purent pas trouver le consensus. Le ministère de l'administration locale (FPR) décida de suspendre le MDR pendant trois mois. 
Vers fin juin  2001 Nomination par le ministre de l'administration locale du chef du MDR Violant la loi en vigueur dans le pays et anticipant la destruction du MDR tant désirée  par le FPR, le ministre de l'administration locale n'attendit pas les trois mois de sursis et nomma un nouveau chef du MDR-proche du FPR, en remplacement de celui qui avait été élu officiellement: Célestin Kabanda. La scission du parti en deux factions, celle de Kabanda C. légalement à la tête du parti et celle de J.D. Ntiruhungwa, télécommandée par le FPR, va continuer d'animer des dissensions au seindu MDR. Finalement, c'est Kabanda qui sera choisi, mais contre la volonté du FPR, à la tête du MDR
24/12/2002 Création d'une commission parlementaire de contrôle du MDR Etaient membres  de cette commission 7 députés dont: MUKAMA Abbas (président), MITARI Protais (vice-président), SOMAYIRE Antoine, MUJAWAMARIYA Antoinette, RUTIJANWA Médard, RUDAHUSHA Jean Bosco et RANGIRA Adrien.
14/04/ 2003 Sortie du rapport de cette commission et réaction des dirigents MDR Les accusations principales de ce rapport:
(Tout tourne autour du parti PARMEHUTU, le principal parti politique qui les a chassé du trône, aboli la monarchie, instaura la démocratie et la République, qui est considéré comme responsable de tous les maux du Rwanda)

1. Volonté des membres du MDR  de rescusciter l’ idéologie (ingengabitekerezo) Parmehutu (divisionisme et racisme). Pourtant, le divisionnisme et le racisme n'ont jamais été une politique du Parmehutu. Ils se font financer via les ong notamment Liprodhor et projettent aller aux prochaines élections an pensant à la méthode Ndadaye au Burundi

2. Les principales organisations du mouvement pointées du doigt: 
a. Itara  
b. Ubumwe bw’Abahutu 
c. l’ANR ou association nationale des retraités.

Bref, les commissaires insistent sur la nature et la nocivité de l’idéologie parmehutu,   montrent qu’elle n’a jamais cessé et qu’elle est répandue dans tout le pays et dans la région
 La nature de l’idéologie : la Commission prétend que l’idéologie parmehutu rend impossible la coexistence des Rwandais : l’Etat serait fondé sur les ethnies (amoko) au lieu d’être fondé sur le citoyen rwandais ; d’ou inégalité (par exemple, par le nombre), exclusion (de certaines fonctions et de l’armée, par exemple), expulsion ( réfugiés),
extermination (génocide) par l’enchaînement : guhêza Abatutsi(exclure), kubigizayo (éloigner), kubikiza (se débarrasser)
 La commission prétend, que cette idéologie s’est maintenue sans interruption de 1959 à 2003, au besoin en adoptant une forme dormante( 1973-1991) (gusinzira imbonamwuko) ;
La commission prétend que l’idéologie est enseignée secrètement aujourd’hui à travers tout le Rwanda et même dans la région.

Plusieurs Abarwanashyaka furent pointés du doigt et le parlement  proposa au gouvernement de dissoudre le Parti MDR. Certains membres du MDR furent obligé de fuir le pays, les autres se virent demandés par le président de la République de bien vouloir démissionner de leurs fonctions et  les autres seront emprisonnés ou portés disparus.

  En attaquant le Rwanda en 1990, Le FPR a essayé de montrer à la communauté internationale sa bonne face de lutter pour la démocratie. L'autre face cachée(visage actuel) qui était la réelle identité du FPR= fils de l'UNAR, était de reconquérir le pouvoir à tout prix, même s'il fallait sacrifier tous les tutsi de l'intéreur du Rwanda (on ne peut pas faire d'omelette sans casser d'oeufs: se sont- ils vantés après leur victoire ), se vanger contre le successeur de son ancien tombeur politique: le MDR  et changer l'histoire du Rwanda en imposant sa nouvelle lecture historique au peuple rwandais et en cassant tous les symboles de la République et de la démocratie

Avril-début juillet 2003 En utilisant les moyens matériels, idéologiques et autres pour dénigrer et ainsi salir le parti du peuple notamment grâce aux meetings et aux harcellements des abarwanashyaka sur tout le territoire national, le FPR arriva à l'effet escompté du rapport parlementaire de paralyser le MDR à l'intérieur du Rwanda. Se rendant compte qu'ils risquaient d'être exclus de la scène politique, certains membres du MDR vont créer un nouveau parti: ADEP- Mizero, mais celui-ci va se heurter à l'agrément par le FPR et les élections présidentielles et législatives vont se passer sans le MDR ni l'ADEP. Le FPR venait d'arriver à son but d'anéantir toute l'opposition politique et de se présenter seule ou avec les partis inféodés à lui (PSD, PL, ...),  aux élections. C'est çà la démocratie du FPR, son vrai programme venait d'être réalisé.
22/02/05 Le gouvernement FPR sort un arrêté ministériel n° 01/05 signé par Edda Mukabagwiza et Protais Musoni et déclarant la dissolution du MDR
Article premier :
 Le présent arrêté déclare la dissolution de la formation Politique MDR (Mouvement Démocratique Républicain). La liquidation sera assurée par les organes judiciaires compétents.
 Article 2 :
 Toutes les dispositions antérieures contraires au présent arrêté sont abrogées.
 Article 3 :
 Le présent arrêté entre en vigueur le jour de sa publication au Journal Officiel de la République du Rwanda. Il sort ses effets à partir du 13 juillet 2003.
 
Kigali, le 22/02/2005
 

MDR

 

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